Jean Baptiste Chandelier

En 2004, Jean-Baptiste Chandelier commençait le parapente. Aujourd’hui, à 28 ans, il voltige en frôlant les buildings. rencontre avec celui qui, grâce à ses vidéos désormais célèbres, raconte sa poésie : celle de l’homme volant.

« J’ai décidé de prendre mon manège et de le mettre dans mon sac à dos »

Le parapente, une passion depuis toujours ? 
Je dirais que c’est le vol, ma première passion. Le parapente, c’est l’outil qui permet de voler… et cet outil est passionnant lui aussi.

 

Est-ce l’adrénaline qui t’attire ? L’altitude ? Les paysages ? 
Le côté contemplatif est forcément très important. Mais moi, ce qui m’a toujours attiré dans le parapente, ce sont les sensations fortes. Enfant, je voulais être Peter Pan, voler dans les villes, au milieu des habitations. Depuis tout jeune, j’ai toujours recherché cette sensation de chute et de vol, j’adorais les montagnes russes et tout ça. Alors un jour j’ai décidé de prendre mon manège et de le mettre dans mon sac à dos…

Vers quel âge ? 
J’avais 18 ans quand j’ai commencé le parapente. Après quelques mois de pratique, j’ai vu quelqu’un faire de la voltige en parapente. J’ai été complètement fasciné. J’ai tout de suite voulu faire ça, m’envoler, prendre des risques, aller au plus proche du sol. J’ai commencé à m’entraîner chaque jour, comme un dingue pendant 4 ans, pour y arriver. En parallèle, je suis devenu moniteur, pour enseigner ma passion et gagner ma vie. Puis j’ai été « pilote test » pour des marques de voile. Finalement je me suis mis à fabriquer mes propres voiles. Enseigner c’était très agréable, mais je ne pratiquais pas assez à mon gout et j’en ressortais frustré.

Puis arrivent tes vidéos, désormais célèbres…
Oui, mais la vidéo… C’est arrivé un peu par hasard, à vrai dire. Au départ, ce n’était pas si volontaire de ma part. Une fois, je me suis retrouvé sur une vidéo de parapente sans le savoir. Alors, avec des amis on a décidé de commencer à filmer nos vols, « pour le fun » comme on dit.